Les nanotechnologies
Il ne s'agit pas d'un monde réellement nouveau, ce monde existe depuis la nuit des temps, il régule tout simplement notre vie, nos comportements. Mais sa maîtrise par l'homme d'abord scientifique puis technologique n'est que depuis peu. Ce monde « nouveau » s'appelle nanomonde.
Le monde de l'infiniment petit, mais infiniment est un vocable plus philosophique que scientifique ; soyons précis le nanomètre correspond à un milliardième de mètre ou millionième de millimètre.
Nous sommes dans des dimensions mille fois plus petites que celles d'une bactérie, d'une cellule, en fait la dimension de la molécule, de l'atome. Surprenant après avoir voulu maîtriser le lointain par les conquêtes spatiales, voilà que les programmes scientifiques et technologiques se concentrent sur l'infiniment petit. La perception de l'homme par les sens prend une autre dimension, la vue, le toucher sont complètement hors circuit.
Sur un plan philosophique, la doctrine « atomisme » selon laquelle le monde se forme par le jeu mécanique et aveugle des diverses combinaisons d'atomes est quelque peu remise en course. Il s'agit toujours d'un jeu mécanique mains ordonnancé en partie par l'homme ou le hasard a peu de place.
Les applications
Les applications se situent dans le domaine de l'électronique.
- Circuit intégré : aujourd'hui une puce de 1 cm² peut contenir jusque 50 millions de transistors. La loi de Moore dit que tous les 18 mois les circuits doublent leur capacité, jusqu'où ?
- Les accéléromètres : ils détectent la moindre déformation et déclenchent une action. On en trouve dans les pace maker. Ils constatent une défaillance et envoient une impulsion électrique par exemple.
- L'optique adaptative des miroirs nanodéformables suppriment le flou dû à l'humeur aqueuse de l'oeil non homogène, ou encore suppriment les distorsions dues à l'atmosphère lors de l'observation des étoiles.
- Les laboratoires médicaux : une goutte de sang, une goutte d'urine suffiront aux analyses. La puce remplacera le laboratoire.
- Le domaine biologique et médical pose des problèmes d'éthique, notamment celui de l'égalité des hommes face aux possibilités de diagnostic.
Quelques exemples :
- Possibilités d'analyse rapide de la succession des bases puriques et pyrimidiques sur la molécule d'ADN et de repérage des séquences ayant subi une mutation génétique qui pourrait prédisposer l'individu à certaines maladies.
- Encapsulage d'une nanomembrane de certianes molècules médicamenteuses. La nanomembrane s'ouvre qu'en contact de l'organe à soigner.
- Traitement des tumeurs par des anticorps activés par rayonnement.
Le monde de la propreté
Y a-t-il des applications possibles dans le domaine de la propreté ?
Aujourd'hui ce ne sont pas sur les techniques même de nettoyage qu'il faut s'attendre à des progrès mais plutôt sur des surfaces à nettoyer, plus particulièrement sur les revêtements.
Les nanotechnologies peuvent apporter aux revêtements des propriétés anti salissures.
Les conséquences sont une diminution des fréquences de nettoyage. Par quel phénomène ? Il s'agit de nanotransformer la surface des matériaux afin que les poussières n'adhèrent pas, les gouttes d'eau ne mouillent pas. On imagine facilement les applications pour les parois vitrées ou non, les mobiliers,...
Par contre, pour les sols, des études complémentaires liées au phénomène de glissance sont à réaliser.
Les nanotechnologies ne vont pas révolutionner le métier mais elles font désormais partie de notre culture professionnelle.
Source CTIP Conseil
www.ctip.fr






