Paroles de pro
Emma
Agent en ultra-propreté

Au quotidien
Opérations de décontamination, de désinfection et de bio-nettoyage sont les principales missions de l’agent qualifié en ultra-propreté. Il intervient dans les milieux agro-alimentaires et à empoussièrement contrôlé (production de médicaments ou de puces électroniques par exemple) et suit des protocoles adaptés en fonction des zones à risques. L’agent en ultra-propreté est autonome sur la préparation du travail et sur l’intervention nécessaire à la bonne exécution du cahier des charges du client. Il gère également l’entretien et le rangement de son matériel.
Et demain
Après quelques années d’expérience, l’agent qualifié en ultra-propreté peut évoluer vers un poste de chef d’équipe.
Qualités requises
Bonne présentation, esprit d’équipe, autonomie, rigueur dans les consignes.
Formations :
CAP Maintenance et Hygiène des Locaux
Le salaire
Le professionnel gagne un salaire minimum de 1426 euros bruts par mois (salaire au 1er janvier 2010).
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Emma, 31 ans, agent en ultra-propreté
« On peut rapidement monter dans la hiérarchie »
Les agents en ultra-propreté sont formés pour nettoyer des zones sensibles qui, pour des raisons d’hygiène, ne doivent pas être contaminées par des bactéries ou des poussières. C’est le cas de Touria, qui nous en dit plus sur son métier.
Comment êtes-vous devenu agent qualifié en ultra-propreté ?
L’année de mon Bac STT, j’ai commencé à travailler au sein d’une entreprise de propreté pour gagner un peu d’argent pour mes études d’assistante de direction. Puis, quand je suis entrée sur le marché du travail, j’ai multiplié les missions en intérim. Or, l’entreprise de propreté pour laquelle je travaillais me proposait un CDI, un emploi stable et des possibilités d’évolution : je n’ai pas longtemps hésité.
En quoi consiste votre métier ?
J’ai suivi une formation de nettoyage en milieux à hauts risques qui me permet de travailler dans les salles blanches (pièces très sécurisées) des entreprises. J’enfile une combinaison adaptée, un masque, une charlotte et je nettoie tout grâce à des désinfectants et à des puissants détergents mais qui ne sont pas nocifs pour ma santé. Après la prestation, je remplis des fiches de suivis pour donner un compte-rendu de mon travail. De plus, des prélèvements de contrôle sont faits régulièrement sur les sites.
Quels conseils donneriez-vous à un jeune qui aimerait intégrer ce secteur ?
Il faut être prêt à travailler tôt le matin et le soir, voire la nuit pour ce qui est des hôpitaux, et se dire que l’on peut rapidement monter dans la hiérarchie.
Qu’appréciez-vous le moins dans votre métier ?
Cela peut être éprouvant physiquement. Sur certains sites, il faut nettoyer du sol au plafond et ce n’est pas qu’une expression !
Et le plus ?
Le secteur de la Propreté est un milieu en pleine évolution. On peut y progresser et avoir un plan de carrière. Travailler en salle blanche donne des responsabilités et j’aime ça.
Justement, avez-vous un plan de carrière ?
Oui, j’aimerais devenir chef d’équipe ou chef de site pour avoir plus de relations avec les clients. Pour cela, j’acquière plus d’expérience chaque jour.